Les scénars en attente ou abandonnés

Les scénars en attente ou abandonnés

Les scénars en attente ou abandonnés
LM (Long-métrage) CM (court-métrage)

La bordée (LM)

David Janson, libraire en faillite dans une ville de province, décide de partir aux USA faire un break. Au moment où il quitte son appartement, au dessus de son commerce, il ne voit pas son épouse avec laquelle il est séparé, victime la veille au soir d’une agression. La police découvrant le crime le lendemain de son départ pense immédiatement à lui. Comme personne ne sait où il est, les inspecteurs mettent un moment avant de partir à sa recherche aux Etats-Unis. C’est alors une course poursuite où David ne sait absolument pas qu’il a la police au train. Jusqu’à la fin de son périple, il l‘ignorera et au moment de mettre la main sur lui, la vérité éclatera en France. Il rentrera au pays, reprendra alors sa vie normalement.

Baby blues (CM)

Une jeune femme, 25 ans, enceinte, coquette, gaie, chargée de communication au sein d’un festival de musique forme son assistante et future remplaçante. Beaucoup de sollicitations, sans cesse dérangée, des responsabilités sur ses seules épaules tout au long de la journée, d’une part. De l’ambiance, des musiciens qui répètent leurs morceaux, d’autres qui attendent leur tour, une foule de plusieurs milliers de personnes impatientes en soirée, d’autre part.
Puis retour sur la maison isolée. Le temps a passé, un bébé est arrivé, mais cette jeune femme ne semble plus la même, elle est fatiguée, adynamique. Elle ne semble pas avoir établi la relation avec l’enfant. Pas de visite, pas d’appel téléphonique, ni de message sur son portable – seul moyen de contact avec l’extérieur- qu’elle regarde régulièrement. Un seul soutien, lointain et rapide, mais il ne débloquera pas la situation qui s’enkyste sur le plan psychologique. Cela aboutira à un paroxysme intérieur qui l’entraînera rapidement à un geste ultime. Un mot griffonné, un enfant resteront à jamais, preuve et victime de l’évolution du baby blues mal vécu, qui, telle une goutte d’eau, fait déborder le vase de la vie.

La fin du boulanger (CM)

Nous sommes dans un village quelque part en France profonde. Bernard est un petit commerçant rural qui est aussi ambulant certains jours de la semaine. Il est célibataire et a repris de ses parents ce petit commerce peu lucratif. Il connaît tout le monde et tout le monde le connaît au travers de sa légendaire sympathie. Un soir, il est victime d’une agression dans son magasin. Deux individus le braquent, le malmènent, le frappent sans vergogne pour savoir où pourrait bien se trouver son argent. Ils le bâillonnent pour finir, le laissant hébété et ligoté sur sa chaise. Au bout de quelques heures, Bernard décède.
Le scénario se déroule dans la chronologie forcément négative des faits avec cependant des flash-back positifs issus des relations vécues lors de ses tournées. Le résultat donnerait en définitive une facette lumineuse en contrepartie du noir de l’agression. Le déroulement de ce drame, malheureusement commun, sera donc représenté d’une manière originale afin qu’il soit ponctué par le positif de la vie, en l’occurrence le positif de cet homme…

Fric-frac au musée du cinéma (CM)

Fin de journée, un musée du cinéma, quelques instants avant la fermeture. Deux cambrioleurs amateurs et burlesques vont se laisser enfermer pour la nuit, après le départ du vieux directeur. Leur but : profiter de cette longue nuit pour chercher et récupérer la caisse de l’établissement… Pour eux, la nuit va être longue, très longue, voire trop longue… ils ne sont pas au bout de leurs surprises… le musée du 7e Art n’a pas dit son dernier mot…

L’or en boite (CM)

Après le passage de la frontière Luxembourgeoise, une curieuse boite contenant un lingot d’or se retrouve enterrée au pied d’un arbre. Déterrée incidemment par un enfant, sa mère la jette négligemment. Les éboueurs en feront de même ignorant totalement le contenu du paquet. Le tout finit à l’incinérateur…

Le lapin de la place (CM)

Une main referme mal la porte d’un clapier où se trouve un brave lapin. La voix que l’on entend est celle du lapin qui trouve un peu agaçant de toujours manger ces mêmes croûtes de pain… Il pousse alors de son museau la porte mal fermée et sort dehors…
Après quelques mètres parcourus, il entend le jardinier et se glisse dans une caisse où il y a des légumes et des fleurs.
Nous sommes à présent sur la place Stanislas de Nancy. C’est le jour de l’installation des jardins éphémères. Sans se faire voir, notre lapin se glisse dans un endroit à l’abri des regards et attend que les choses se calment.
La nuit venue, notre personnage à quatre pattes sort et visite le jardin afin de se restaurer avec les salades, les légumes qui s’y trouvent. Une ronde de vigiles de surveillance le fait se cacher, mieux encore…

La dame au chapeau vert (CM)

Une vielle dame coquette sort de son petit appartement HLM pour s’en aller de ruelles en rues. Elle passe au travers d’une maison cossue comme si c’était la sienne et rejoint un taxi qui l’attend. Celui-ci l’emmène chez son agent artistique au centre de Paris. Tout est illusion ; la grande maison qui n’est pas la sienne, le RDV où elle n’est plus attendue depuis si longtemps. L’illusion d’être encore dans le mouvement du temps…

L’ermite de Bataville (CM)

Il est le dernier de cette cité ouvrière. Pendant des mois il a tenu bon avec ses collègues. Un matin lors de sa tournée, lui qui est devenu depuis la fermeture, le gardien du temple de ce lieu chargé de luttes syndicales, il découvre une jeune fille morte dans un secteur abandonné. Questionné par la police, qui le soupçonne, il demeure quelque peu prostré avant d’être renvoyé, libre, dans son quotidien…